Pillow face : comment éviter l’effet gonflé après des injections ?

Pillow face : comment éviter l’effet gonflé après des injections ?

Sur les réseaux sociaux, certains internautes à la bienveillance en fuite critiquent régulièrement l’apparence physique des célébrités. À coups de comparaisons avant / après, aucun détail ne leur échappe. Il suffit de taper le nom de Kylie Jenner sur X pour comprendre l’ampleur de ce triste phénomène. Lors de la dernière Fashion Week, le visage de la milliardaire a été la cible de nombreuses moqueries. Pour beaucoup, elle serait victime du syndrome « pillow face ». 

Derrière cet anglicisme se cachent en réalité les réactions physiques post-injections. En France, on parle de visages gonflés, dénués d’expression. Le Dr. Koutsomanis, chirurgien plastique et esthétique, explique : « Cela correspond à des surinjections de produits au niveau de certaines zones telles que les pommettes, la mandibule ou encore la jawline. Plus on ajoute du volume, plus on réussit à traiter les rides et à lisser le visage, mais en contrepartie, à force de gonfler, on se retrouve avec des visages bouffis ». En somme, un résultat sans rides, mais peu naturel. « Quand on injecte avec excès, on ne retrouve plus les courbes naturelles du visage, qui ne paraît pas rajeunit mais plutôt ‘‘sans âge’’ », poursuit Dr. Dutot, chirurgienne à Paris.

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Le syndrome « pillow face », une fatalité ? 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce syndrome ne touche pas uniquement les célébrités. « À la base, le pillow face est lié à un œdème transitoire qui dure généralement 48 heures. C’est presque systématique après des injections, car les piqûres entraînent un œdème réactionnel, favorisé par la nature hydrophile de l’acide », rappelle Dr. Dutot. Pour éviter ce phénomène, la chirurgienne recommande de glacer les zones injectées.

En revanche, lorsqu’il est le résultat d’un excès de produit, « on doit compter entre 6 à 9 mois pour qu’il se résorbe », précise la chirurgienne. Malheureusement, lorsque le produit est injecté en profondeur, au contact de l’os, « il peut mettre des années à se résorber », assure Dr. Koutsomanis. Pour lutter contre ce syndrome, les médecins sont unanimes : il est nécessaire de rester mesuré dans la quantité d’injectable en mettant la bonne quantité au bon endroit. Mais pour certains, plus facile à dire qu’à faire. « Souvent les patients surinjectés présentent une dysmorphophobie et sont incapables de juger correctement leur résultat », atteste Dr. Dutot. Pour gagner cette course contre le vieillissement, ils seraient prêts à faire confiance à n’importe qui. « C’est de la surenchère ! Hélas, il y a des praticiens qui ne savent pas dire non et qui continuent à injecter », déplore Dr. Koutsomanis. 

Les solutions pour éviter le « pillow face » 

La première étape pour ne pas tomber dans le piège du « pillow face » ? Savoir ce que l’on veut. « Les gammes d’acide sont aujourd’hui extrêmement développées et il existe presque un acide dédié à chaque zone », rapporte Dr. Dutot. Ensuite, il est nécessaire de confier son visage à un professionnel. « La profondeur d’injection est aussi importante afin de respecter la mobilité du visage et de ne pas avoir de boules qui apparaissent lors des expressions, ce qui trahirait l’injection », ajoute la chirurgienne. Dernier conseil ? Conserver des photos avant / après injections et garder une certaine fidélité avec son médecin injecteur « pour garder en mémoire le visage ‘‘naturel’’ du patient ainsi qu’une traçabilité des produits utilisés ».